Guitare : Patrice Delêtre
Gislaine
BERLIOUX
Le mal'être
Sournoisement il entre en elle
Pour lui annoncer sa défaite
A ton bonheur je vais couper la tête
Tu vas enfin pouvoir souffrir ma belle !
Je vais te prendre, te posséder
Plus jamais tu ne pourras m'oublier
Je vais te faire subir l'injure
Et tu seras parjure.
Je vais t'apprendre les nuits de veilles
Même si tu n'es pas encore vieille
Tu vas connaître le jeûne
Toi qui n'es plus toute jeune
Je vais me distiller en toi
Comme un goutte à goutte
Crois-moi
Je t'aurai coûte que coûte
Tu ne feras plus rien sans moi
Je serai le chat
Tu seras ma souris
Tu seras ma proie
Et moi ton trépas
De ta substance te déposséder
Je serai ton errance acharnée
Je vais te décharner
Je vais aussi t'humilier
Tu vas me supplier
Pour me faire abdiquer
Mon cher, mon très cher être
Je suis ton Mal-être
Il ne te reste qu'un seul recours
Celui de crier à l'amour
Pour que de toi je fasse le contour !
Pour m'en aller ailleurs faire le vautour.
Mais qui entend ta voix ?
Qui, ici même te voit ?
Hurle à la mort
Pour montrer que tu vis encore.
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