Il était là, devant elle,
Ses cheveux offerts au vent.
Il était de la race des rois,
Celui qui saurait lui dicter
En amour, ses règles, ses lois.
Il marchait d’un pas lent,
Vers elle se dirigeant.
Lorsqu’il fût près d’elle,
Lentement, lentement
Il posa sa main sur son visage.
Depuis longtemps image
Femme elle se réveillait,
Tout son être tremblait,
Ses sens s’éveillaient.
Avec la légèreté d’une brise d’été
Il effleura ses seins
Qui déjà réclamaient.
Il lui prit la main.
Elle, se laissa mener sur le chemin.
Doucement, il lui dit :
« Viens, viens apprendre mon corps
et je prendrai le tien ».
Dans un souffle haletant
Elle ne sut que dire oui.
Sans aucune pudeur, ni même un interdit,
Elle caressa cet homme qui devenait amant.
Ses mains lui murmurant,
Attend, prenons le temps
Laisse moi te conter
Comment je vais t’aimer.
Elle ondulait sur lui
L’effleurant, le frôlant, le touchant,
Et même se frottant
Comme chatte affamée.
Bouche contre bouche,
Doigts entremêles,
Jambes nouées,
Sexe contre sexe.
Enfin ils allaient se donner.
Elle, assoiffée,
S’en alla vers le puits,
Elle, dans son insistance.
Lui , sans aucune résistance
Il se laissa aller
A lui donner à boire
Ce qu’elle réclamait.
Il inonda sa bouche.
On aurait pu croire
Que prendrait fin l’histoire.
Pourtant ce fut le commencement,
D’un autre acte d’amour.
Elle, dans ses dentelles
Se sentait presque belle.
Les yeux fermés,
Il explorait le corps de cette femme
Qui retrouvait son âme ;
Il baisa ses seins
Qui, durcis par les lèvres
En quémandaient encore.
Elle ressentait l’émoi d’une jeune vierge.
Il était le félin
Elle, plus maîtresse de son destin.
Sa bouche vint s’égarer
Dans le secret de son intimité.
Elle cambra ses reins
Pour mieux lui dire « viens ».
Il ne fût que douceur
Et fou
Devint son cœur
Lorsqu’il vint s’abreuver
A cette source parfumée.
C’est dans un cri d’amour
Qu’en elle il pénétra.
Ses jambes jusqu’alors écartées
Autour des siennes s’agrippaient.
Elle en redemanda
Affamée qu’elle était.
Quelle délicieuse démence,
Que de se faire jouir, jouir, jouir,
Sans aucune pudeur, ni même un interdit.
Et quelle délicatesse
Que d’offrir en promesse
Une autre fois encore
Sans aucune pudeur, ni même un interdit.