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VOS YEUX
Poèmes de GISLAINE
Gislaine rêve de son amour lointain. Souvenirs, souvenirs...
Parfois, triste, accablée par le chemin de ma vie Du bout de mon crayon, j'écris sur mon carnet Amour aux yeux si bleus, vos deux initiales S'en reviennent les souvenirs des heures idéales Qui me furent accordées de vivre près de vous. Et pour mon cœur lassé, fatigué, courbé, S'effacent les barreaux de ma prison, Ces deux lettres enlacées me font rêver de nous ; Elles m'offrent l'espoir de chasser cette pluie. Elles dansent légères comme le papillon Et s'en viennent déposer un baiser chaste et fou. revenir au début
Lorsque je t'ai quitté, et m'en suis retournée Seule, plus seule aux sortir de ces heures passées, A voir dans tes grands yeux sourires et coquines pensées, Je regardais rêveuse le ciel et les astres divins. Je palissais, noyée par des vapeurs bleuissantes Qu'un croissant de lune épandait doucement ; Dans l'air tiède flottait comme un enchantement ; Tandis que je songeais à tes prunelles absentes. Beaux yeux, que j'ai aimé ce soir-là, étaient-ils bien réels ? Tout comme cette calme nuit, ces étoiles, ce ciel, Et toi me remplissant d'une douceur infinie. Je voudrai à nouveau me baigner dans tes yeux ! Dis-moi que reviendra ce jour, cette heure bénie. Je garde l'espoir secret d'une nuit pour nous deux. revenir au début
Lorsque je vous quitte et que je m'en reviens Seule comme l'enfant que sa mère abandonne Je cherche encore vos yeux pour fleurir mes pensées. Beaux yeux tellement aimés êtes-vous bien réels Quand vous me souriez et que je vois le ciel ? Beaux yeux si bleus que je m'en émerveille Ma nuit et calme et douce quand vous y reflétez. Lorsque je vous quitte et que je m'en reviens Seule comme l'enfant que sa mère abandonne Je cherche encore vos yeux pour fleurir mes pensées. Beaux yeux tellement choyés venez nourrir les miens Lorsque la lune faible, que le jour se dévoile Vous luisez loin de moi qui vous aime le mieux Venez sur mon âme déposer une étoile. Lorsque je vous quitte et que je m'en reviens Seule comme l'enfant que sa mère abandonne Je cherche encore vos yeux pour fleurir mes pensées. revenir au début
Et oui, par tous les temps J'irai braver l'orage Voler sur ton visage La lumière pour mes yeux. Et oui, à chaque instant J'irai ravir le temps d'hier Pour en faire un demain Qui te rendrait heureux. Et oui, au fil du vent J'irai dire mille prières Pour qu'un soleil naissant Inonde tes matins Et oui, sous la lune dormante J'irai toujours aimante Cueillir l'étoile frissonnante Pour que scintillent tes lendemains Et oui, au mauvais jour J'irai soigner ma peine Comme on se donne à Dieu Sans espoir de retour Et oui, dans le fiel ou la haine J'irai tuer la mort Pour que cesse la tourmente Et que tu m'aimes encore. revenir au début
Et oui, au loin de toi J'irai boire ma douleur Avec le cœur brouillé Et oui, au loin de toi J'irai souffrir ma peur Rêvant de ton retour. Et oui, au loin de toi J'irai couler mes pleurs Comme un enfant pas sage Qui cache son visage Et oui, au loin de toi J'irai les yeux mouillés Cachée l'âme fatiguée Et oui, au loin de toi J'irai sentir le souffre De mon cœur souffrant Et oui, au loin de toi J'irai creuser la terre Pour enfouir ma misère Et oui, au loin de toi J'irai braver l'orage Comme le roseau fragile Et oui, au loin de toi J'irai dire à chacun Mes doutes et mes silences Et oui, au loin de toi J'irai écrire l'absence Dans mon vieux cœur rouillé Et oui, au loin de toi Et oui, au loin de toi Et oui, au loin de toi Moi je ne suis plus moi revenir au début
Au bout de mes doigts Glisse le crayon de bois, Dans un matin de fièvre Je dessine la rivière Elle s'en va faire la fière Au bout de mes doigts Glisse le crayon de bois, Crissent les sentiments Inonde le papier blanc. Au bout de mes doigts Glisse le crayon de bois Il conte l'amour non dit Esquisse l'amour interdit Au bout de mes doigts Glisse le crayon de bois, Et les mots déraisonnent Et le cœur résonne Dans un trop plein d'amour. Au bout de mes doigts Glisse le crayon de bois Le cœur se décachette Il sort de sa cachette Au bout de mes doigts Glisse le crayon de bois Une lettre pour toi De mes mots enflammés Bouquet de lettres à dorer. Au bout de mes doigts Glisse le crayon de bois Et par delà les mots Au-delà des nuages Au bout de mes doigts Glisse le crayon de bois Comme un petit bateau Qui m'emporte en voyage Au bout de mes doigts Glisse le crayon de bois Glisse le crayon de bois Lettres adorées A prendre ou à laisser. revenir au début
J'ai laissé sur ma peau Des sillons se creuser Je cherche la jeunesse Je quémande la tendresse. Où est le jour heureux Où tu frôlas ma vie ? Il n'est pas si lointain Le temps des douces promesses, Où les matins caressent Offraient des chants de liesse. J'ai laissé dans mes mains Se blottir le chagrin, Refermé les persiennes Sur toutes mes envies, Et j'ai baissé les yeux Sur ma blessure ouverte Attendant cet instant Où tu poseras tes lèvres Sur cette plaie béante. Et puis j'aurai la fièvre Telle une jeune amante. Mais pour l'heure il est temps De cacher le miroir Si je veux encore croire. J'ai laissé sur ma peau Des sillons se creuser Je cherche la jeunesse Je quémande la tendresse. Où est le jour heureux Où ma vie sera mienne ? revenir au début
Dans le musée s'en est venue Une jeune femme tout de noir vêtue Elle avait dans le regard comme la beauté de l'âme Elle était entourée des deux hommes qu'elle aimait. L'un lui prenait la main, partageant les couleurs Et l'autre la suivait le regard protecteur. Dans le musée s'en est venue Une jeune femme tout de noir vêtue Grande et fine comme une brindille Elle marchait avec aisance Engrangeant toutes les connaissances Elle était femme elle était fille Dans le musée s'en est venue Une jeune femme tout de noir vêtue Dans son sourire il y avait Comme de l'amour qui transpirait Assise sur un tabouret elle rêvait devant la beauté Des courbes et des formes sur la toile dessinaient. Dans le musée s'en est venue Une jeune femme tout de noir vêtue J'aurai aimé pouvoir te parler Avec toi pouvoir échangé sans troubler ton intimité. J'ai voyez-vous aussi une enfant Qui me manque au fil du temps Dans le musée s'en est venue Une jeune femme tout de noir vêtue Avec son amour et son père L'un, dans le regard les étincelles des beaux jours L'autre l'insolence d'un homme fier. Du musée je suis partie Plus seule encore dans ma vie. Mais je garde en moi ton sourire Jeune femme vêtue de noir Dans ton regard je vole l'espoir. revenir au début |
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