bandeau pages 22/04/2006



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Vos initiales
Beaux yeux
Vos yeux
Et oui...
Au loin de toi
Le crayon de bois
Ma peau
Dans le musée


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VOS YEUX


Poèmes de GISLAINE


Gislaine rêve de son amour lointain. Souvenirs, souvenirs...
Reviendra-t-il le temps où sa présence remplissait son coeur de douceur ?
Sans aucun doute, Cupidon rassemble toujours les amants séparés !


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Vos initiales


Parfois, triste, accablée par le chemin de ma vie
Du bout de mon crayon, j'écris sur mon carnet
Amour aux yeux si bleus, vos deux initiales
S'en reviennent les souvenirs des heures idéales
Qui me furent accordées de vivre près de vous.
Et pour mon cœur lassé, fatigué, courbé,
S'effacent les barreaux de ma prison,
Ces deux lettres enlacées me font rêver de nous ;
Elles m'offrent l'espoir de chasser cette pluie.
Elles dansent légères comme le papillon
Et s'en viennent déposer un baiser chaste et fou.


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Beaux yeux


Lorsque je t'ai quitté, et m'en suis retournée
Seule, plus seule aux sortir de ces heures passées,
A voir dans tes grands yeux sourires et coquines pensées,
Je regardais rêveuse le ciel et les astres divins.

Je palissais, noyée par des vapeurs bleuissantes
Qu'un croissant de lune épandait doucement ;
Dans l'air tiède flottait comme un enchantement ;
Tandis que je songeais à tes prunelles absentes.

Beaux yeux, que j'ai aimé ce soir-là, étaient-ils bien réels ?
Tout comme cette calme nuit, ces étoiles, ce ciel,
Et toi me remplissant d'une douceur infinie.

Je voudrai à nouveau me baigner dans tes yeux !
Dis-moi que reviendra ce jour, cette heure bénie.
Je garde l'espoir secret d'une nuit pour nous deux.


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Vos yeux


Lorsque je vous quitte et que je m'en reviens
Seule comme l'enfant que sa mère abandonne
Je cherche encore vos yeux pour fleurir mes pensées.

Beaux yeux tellement aimés êtes-vous bien réels
Quand vous me souriez et que je vois le ciel ?
Beaux yeux si bleus que je m'en émerveille
Ma nuit et calme et douce quand vous y reflétez.

Lorsque je vous quitte et que je m'en reviens
Seule comme l'enfant que sa mère abandonne
Je cherche encore vos yeux pour fleurir mes pensées.

Beaux yeux tellement choyés venez nourrir les miens
Lorsque la lune faible, que le jour se dévoile
Vous luisez loin de moi qui vous aime le mieux
Venez sur mon âme déposer une étoile.

Lorsque je vous quitte et que je m'en reviens
Seule comme l'enfant que sa mère abandonne
Je cherche encore vos yeux pour fleurir mes pensées.


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Et oui...


Et oui, par tous les temps
J'irai braver l'orage
Voler sur ton visage
La lumière pour mes yeux.

Et oui, à chaque instant
J'irai ravir le temps d'hier
Pour en faire un demain
Qui te rendrait heureux.

Et oui, au fil du vent
J'irai dire mille prières
Pour qu'un soleil naissant
Inonde tes matins

Et oui, sous la lune dormante
J'irai toujours aimante
Cueillir l'étoile frissonnante
Pour que scintillent tes lendemains

Et oui, au mauvais jour
J'irai soigner ma peine
Comme on se donne à Dieu
Sans espoir de retour

Et oui, dans le fiel ou la haine
J'irai tuer la mort
Pour que cesse la tourmente
Et que tu m'aimes encore.


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Au loin de toi


Et oui, au loin de toi
J'irai boire ma douleur
Avec le cœur brouillé

Et oui, au loin de toi
J'irai souffrir ma peur
Rêvant de ton retour.

Et oui, au loin de toi
J'irai couler mes pleurs
Comme un enfant pas sage
Qui cache son visage

Et oui, au loin de toi
J'irai les yeux mouillés
Cachée l'âme fatiguée

Et oui, au loin de toi
J'irai sentir le souffre
De mon cœur souffrant

Et oui, au loin de toi
J'irai creuser la terre
Pour enfouir ma misère

Et oui, au loin de toi
J'irai braver l'orage
Comme le roseau fragile

Et oui, au loin de toi
J'irai dire à chacun
Mes doutes et mes silences

Et oui, au loin de toi
J'irai écrire l'absence
Dans mon vieux cœur rouillé

Et oui, au loin de toi
Et oui, au loin de toi
Et oui, au loin de toi
Moi je ne suis plus moi


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Le crayon de bois


Au bout de mes doigts
Glisse le crayon de bois,
Dans un matin de fièvre
Je dessine la rivière
Elle s'en va faire la fière

Au bout de mes doigts
Glisse le crayon de bois,
Crissent les sentiments
Inonde le papier blanc.

Au bout de mes doigts
Glisse le crayon de bois
Il conte l'amour non dit
Esquisse l'amour interdit

Au bout de mes doigts
Glisse le crayon de bois,
Et les mots déraisonnent
Et le cœur résonne
Dans un trop plein d'amour.

Au bout de mes doigts
Glisse le crayon de bois
Le cœur se décachette
Il sort de sa cachette

Au bout de mes doigts
Glisse le crayon de bois
Une lettre pour toi
De mes mots enflammés
Bouquet de lettres à dorer.

Au bout de mes doigts
Glisse le crayon de bois
Et par delà les mots
Au-delà des nuages

Au bout de mes doigts
Glisse le crayon de bois
Comme un petit bateau
Qui m'emporte en voyage

Au bout de mes doigts
Glisse le crayon de bois
Glisse le crayon de bois
Lettres adorées
A prendre ou à laisser.


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Ma peau


J'ai laissé sur ma peau
Des sillons se creuser
Je cherche la jeunesse
Je quémande la tendresse.
Où est le jour heureux
Où tu frôlas ma vie ?
Il n'est pas si lointain
Le temps des douces promesses,
Où les matins caressent
Offraient des chants de liesse.
J'ai laissé dans mes mains
Se blottir le chagrin,
Refermé les persiennes
Sur toutes mes envies,
Et j'ai baissé les yeux
Sur ma blessure ouverte
Attendant cet instant
Où tu poseras tes lèvres
Sur cette plaie béante.
Et puis j'aurai la fièvre
Telle une jeune amante.
Mais pour l'heure il est temps
De cacher le miroir
Si je veux encore croire.
J'ai laissé sur ma peau
Des sillons se creuser
Je cherche la jeunesse
Je quémande la tendresse.
Où est le jour heureux
Où ma vie sera mienne ?


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Dans le musée


Dans le musée s'en est venue
Une jeune femme tout de noir vêtue
Elle avait dans le regard comme la beauté de l'âme
Elle était entourée des deux hommes qu'elle aimait.
L'un lui prenait la main, partageant les couleurs
Et l'autre la suivait le regard protecteur.

Dans le musée s'en est venue
Une jeune femme tout de noir vêtue
Grande et fine comme une brindille
Elle marchait avec aisance
Engrangeant toutes les connaissances
Elle était femme elle était fille

Dans le musée s'en est venue
Une jeune femme tout de noir vêtue
Dans son sourire il y avait
Comme de l'amour qui transpirait
Assise sur un tabouret elle rêvait devant la beauté
Des courbes et des formes sur la toile dessinaient.

Dans le musée s'en est venue
Une jeune femme tout de noir vêtue
J'aurai aimé pouvoir te parler
Avec toi pouvoir échangé sans troubler ton intimité.
J'ai voyez-vous aussi une enfant
Qui me manque au fil du temps

Dans le musée s'en est venue
Une jeune femme tout de noir vêtue
Avec son amour et son père
L'un, dans le regard les étincelles des beaux jours
L'autre l'insolence d'un homme fier.

Du musée je suis partie
Plus seule encore dans ma vie.
Mais je garde en moi ton sourire
Jeune femme vêtue de noir
Dans ton regard je vole l'espoir.


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