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Accès aux Poèmes : J'étais pour vous Il pleurait Doucement, lentement Par le corps Ce matin Que tu me manques ! Une lettre Boire à ta bouche Le long chemin Retour à la page d'accueil. Retour au site portail |
J'ETAIS POUR VOUS ! Poèmes de GISLAINE
Gislaine vit-elle l'amour qu'indéfiniment elle chante ? Il n'y a qu'elle qui pourrait répondre à cette question.
J'étais pour vous parfaite inconnue,
J'étais pour vous le soir venu A l'ombrage d'un tilleul, un peu le vent d'été, J'étais pour vous, pas même un visage, Femme sans âge faisant tourner les heures Comme on tourne les pages D'un livre rempli d'images. D'abord on le regarde avec distraction Puis on le considère avec satisfaction Enfin, s'en vient le soir Avec ce grand espoir Qu'il viendra vous donner une simple émotion. Moi, j'attendais aussi, secrètement Cet instant délicieux ou vous viendrez me dire, Je pense à vous amour, vous êtes mon tourment. Et voici le temps ou l'on apprend La patience, l'indulgence, l'espérance. Voici le temps aussi De nos douces confidences De notre bouche offerte Comme une rose au jardin Qui se donne en rosée Pour être apprivoisée. Voici le temps de la longue absence Des semaines qui s'égrainent Et des larmes secrètes Quand arrive le matin. Voici le temps ou, le temps nous rassure Où les mots se susurrent Sucrés comme les raisins Qu'on vendange à pleines mains. Et puis voici le temps si bien entendu Ou l'on sème à plein vent Des " je t'aime " troublants revenir au début
Il pleurait dans le jardin
Mes pensées se fanaient Restaient les souvenirs Qui voulaient s'assoupir Le vent passait sous la porte S'en venaient les amours mortes Il pleurait sur mon chemin J'attendais un autre demain. Il pleurait sur mon âme déchirante Je restais là frémissante. Que cessent les tortures Que cicatrisent les blessures ! Il pleurait dans mon cœur Ne connaissant plus la sagesse, Ne supportant plus la détresse, Il n'était que faiblesse. MAIS ! Le vent balayera sous la porte Et chassera les amours mortes. MAIS ! À force de pleurer L'amour va à nouveau germer. ALORS ! Je me fais patience Je vous attends dans le silence. ALORS ! J'attends le moment du premier baiser Que vous allez venir me donner. revenir au début
Et voilà que s'évanouit le temps, Doucement, lentement, Comme un feu court au long des lèvres de l'amant, Que presse sans parler la bouche d'une amante, Et voilà que s'évanouit la tourmente. Mal, triste de tout craindre et tout analyser. Elle s'adonne, se fond au feu de cet ardent baiser. Et ses yeux enfin brillent, elle aime ! Quel éclat lumineux, c'est l'heure suprême, Où la passion invite à défaillir encore, Comme pour découvrir la douce joie du corps ! revenir au début
Par le corps et par l'esprit Je suis en errance Je suis en partance Passagère clandestine Une envie se devine Au travers de ma peau Femme je me redécouvre Je veux boire ta liqueur. Je suis prise dans l'enclume Je deviens ton esclave. Quand mon sourire se lisse En fragment de délices Et que tu jettes l'encre Tout au bout de mon ventre Femme je me redécouvre Passagère clandestine Cette envie se devine Sur chaque perle de sueur Que transpire mon cœur Sous l'emprise de tes mains Le goût se fait divin Volcan alors éteint Tu déverses en caresses Les prémices de l'ivresse Je suis mise à l'index Plaquée contre le mur Là, tu me donnes ton sexe ! Ma langue se veut experte Et t'emmène à ta perte. Mon visage s'embrume De ta présence liquide, Bonheur que ce breuvage acide. revenir au début
Ce matin, J'ai pris le chemin Qui menait à ma paix. Le cœur courbaturé J'ai longé la rivière. Ce matin, J'avais cette fatigue Qui m'inquiète, qui m'intrigue. Le monde me lasse, Le monde me glace. Ce matin, Je m'en souviens, Je marchais tête baisée, Ce n'était pas de la lâcheté Non, c'est ce qu'on m' a enseignée. Ce matin, Comme chaque matin Je ne me sentais pas belle, De moi je n'étais pas fière, Oui, c'est que l'on m'a enseignée. Demain matin, Je vais tricher, Je vais jouer à être fière, Et même semblant d'être belle, Je ne suis pas sûre d'y arriver. Après demain, Je vais allumer la lumière, Me regarder droit dans le cœur, Ne plus jouer ce rôle d'acteur, Cracher toute ma rancœur. Après demain, J'y retournerai au bord de ma Loire Vous pouvez me croire, J'irai dire à toute la terre Que de moi je suis fière. revenir au début
Que je te cherche Dans le ciel Dans le soleil Dans mes matins. Que tu me manques Quand mon cœur "pluie" Quand mes chagrins Enveloppent ma vie. Que je te cherche Du bout de l'âme Comme une enfant Devenant femme. Que tu me manques Même dans mes nuits Qui restent pâles Dessin fatal. Que je te cherche Ma liqueur d'ambroisie Ma saveur infinie Mon oiseau de paradis. Tu me manquais Je t'ai cherché Maintenant que je t'ai trouvé. Comment ne pas te dire Combien je te désire Comme je te gourmandise Comme je te friandise ? revenir au début
Oui, j'aurai aimé t'écrire une lettre La plus belle que tu n'ais jamais reçu, Mais, voilà, je ne sais pas où chercher les mots Qui seraient des joyaux, où trouver la phrase qui toucherait ton cœur. Oui, j'aurai voulu savoir, pouvoir peindre un tableau, A tes yeux le plus beau, Mais je ne suis pas peindre et ne sais comment faire. Oui, j'aurai souhaiter pouvoir mélanger les saveurs, Les odeurs, pour te régaler d'un festin royal Mais je ne sais pas cuisiner comme je le voudrai. Oui, j'aurai voulu voler pour te faire voyager Mais je n'ai d'aile pour au loin t'emporter. Alors pour toute preuve, je ne peux que te dire : je pense à toi sans cesse Tu es ma vraie faiblesse, ma caresse mon ivresse. Dernière tentative, ici je vais écrire le plus simplement possible, je t'aime encore et encore. revenir au début
Je viens boire à ta bouche les fleurs d'oranger les senteurs de Provence Dans les champs de lavande. Je viens mon cœur chargé d'envie de ta présence et comme mise en bouche à l'ombre du pommier mon corps pour une fête Au solstice d'été. Je viens, ho oui je viens mon âme en émoi Pour un seul être TOI. Je viens boire cette bouche et me donne en offrande j'ose être gourmande afin que tu demandes de calmer mes ardeurs Qui menacent ta pudeur. Et me voilà fillette habitant le grand nord qui attend en silence avec pour toute quête que tu combles l'absence de cette femme endormie jusqu'au bout de son corps Qui réapprend la vie. revenir au début
La brise du soir en silence effleure Les feuillages blancs des hauts peupliers, Et mes souvenirs viennent par milliers, Encore attendris par le jour et l'heure. Sur le ciel si pur, délicatement, Le coteau planté d'arbres se dessine ; Tout n'est que clarté vaporeuse et fine, Douce solitude et apaisement. Et cette influence heureuse et calmante Endort dans mon cœur tout chagrin d'amour, Car tu me souris dans ce demi-jour, J'ai même le parfum de ta bouche aimante. Je songe à ton cœur suave et discret Comme la lueur de cette soirée, A demi rosée, à demi dorée ; Et ton beau visage m'apparaît. la lune se lève et l 'Angélus tinte. Sa voix se disperse à travers les champs, Et mes souvenirs se font plus touchants D'une volupté mon amour se teinte. Il fut le long le chemin me conduisant à toi, Mais comme j'ai bien fait d'avoir gardé la foi. Que mon corps s'anime de mille chants d'amour Et s'en viennent vers toi comme douce complainte revenir au début
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Toutes les choses que je ne saurai dire Pourras-tu les comprendre ? Sauras-tu les apprendre ? Pourras-tu mettre une rime A tous ces mots tendresse ? Qui ne sont qu'un appel de détresse Appel à des caresses. Ne seras-tu pas sourd A tous les mots d'amour Mes appels au secours Mes envies de toujours ? revenir au début
Il est là, il surgit Et fait chanter ma vie ! J'approchais de l'hiver Me voilà au printemps Je me pensais désert Mais ne suis que volcan. Ses doigts vont s'entr'ouvrir pour me prendre la main Dans un profond soupir il me dira " viens ! " Et je me laisserai guider sur le chemin. La route est infinie qui conduit à l'amour, Que n'ai-je perdu de temps à faire ces détours ! revenir au début
Sens en éveil Corps qui s'éveillent Dire avec bravoure Ho oui ! Faîtes moi l'amour Monsieur Je suis sans dessus dessous Cœurs qui donnent Corps qui s'adonnent Dire sans détour Ho oui ! Faîtes moi l'amour Monsieur Je suis sans dessus dessous Désirs qui foisonnent Mains qui moissonnent Dire avec bravoure Ho oui ! Faîtes moi l'amour Monsieur Je suis sans dessus dessous revenir au début
Rien ne se brise, Rien ne se casse Si le moment, instant vivace Fut un heureux souffle de brise. Se dire merci ? Qu'elle importance L'amour vous donne la délivrance. C'est un échange c'est un partage L'amour ce merveilleux voyage. "Flammelle d'allégresse" Aussi douce que la caresse. revenir au début
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