bandeau pages 21 juin 2005
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J'étais pour vous
Il pleurait
Doucement, lentement
Par le corps
Ce matin
Que tu me manques !
Une lettre
Boire à ta bouche
Le long chemin

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J'ETAIS POUR VOUS !

Poèmes de GISLAINE

Gislaine vit-elle l'amour qu'indéfiniment elle chante ? Il n'y a qu'elle qui pourrait répondre à cette question.
Mais, virtuel ou réel, cet amour nous vaut de très beaux vers, dont l'inspiration se renouvelle sans limites.
Généralement pudiques, ses poèmes peuvent franchir le seuil de l'érotisme, comme dans "Par le corps".

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J'étais pour vous !


J'étais pour vous parfaite inconnue,
J'étais pour vous le soir venu
A l'ombrage d'un tilleul, un peu le vent d'été,
J'étais pour vous, pas même un visage,
Femme sans âge faisant tourner les heures
Comme on tourne les pages
D'un livre rempli d'images.
D'abord on le regarde avec distraction
Puis on le considère avec satisfaction
Enfin, s'en vient le soir
Avec ce grand espoir
Qu'il viendra vous donner une simple émotion.
Moi, j'attendais aussi, secrètement
Cet instant délicieux ou vous viendrez me dire,
Je pense à vous amour, vous êtes mon tourment.
Et voici le temps ou l'on apprend
La patience, l'indulgence, l'espérance.
Voici le temps aussi
De nos douces confidences
De notre bouche offerte
Comme une rose au jardin
Qui se donne en rosée
Pour être apprivoisée.
Voici le temps de la longue absence
Des semaines qui s'égrainent
Et des larmes secrètes
Quand arrive le matin.
Voici le temps ou, le temps nous rassure
Où les mots se susurrent
Sucrés comme les raisins
Qu'on vendange à pleines mains.
Et puis voici le temps si bien entendu
Ou l'on sème à plein vent
Des " je t'aime " troublants


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Il pleurait dans le jardin


Il pleurait dans le jardin
Mes pensées se fanaient
Restaient les souvenirs
Qui voulaient s'assoupir

Le vent passait sous la porte
S'en venaient les amours mortes
Il pleurait sur mon chemin
J'attendais un autre demain.

Il pleurait sur mon âme déchirante
Je restais là frémissante.
Que cessent les tortures
Que cicatrisent les blessures !

Il pleurait dans mon cœur
Ne connaissant plus la sagesse,
Ne supportant plus la détresse,
Il n'était que faiblesse.

MAIS !

Le vent balayera sous la porte
Et chassera les amours mortes.

MAIS !
À force de pleurer
L'amour va à nouveau germer.

ALORS !
Je me fais patience
Je vous attends dans le silence.

ALORS !
J'attends le moment du premier baiser
Que vous allez venir me donner.


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Doucement, lentement


Et voilà que s'évanouit le temps,
Doucement, lentement,
Comme un feu court au long des lèvres de l'amant,
Que presse sans parler la bouche d'une amante,
Et voilà que s'évanouit la tourmente.
Mal, triste de tout craindre et tout analyser.
Elle s'adonne, se fond au feu de cet ardent baiser.
Et ses yeux enfin brillent, elle aime !
Quel éclat lumineux, c'est l'heure suprême,
Où la passion invite à défaillir encore,
Comme pour découvrir la douce joie du corps !


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Par le corps...


Par le corps et par l'esprit
Je suis en errance
Je suis en partance
Passagère clandestine
Une envie se devine
Au travers de ma peau
Femme je me redécouvre
Je veux boire ta liqueur.
Je suis prise dans l'enclume
Je deviens ton esclave.
Quand mon sourire se lisse
En fragment de délices
Et que tu jettes l'encre
Tout au bout de mon ventre
Femme je me redécouvre
Passagère clandestine
Cette envie se devine
Sur chaque perle de sueur
Que transpire mon cœur
Sous l'emprise de tes mains
Le goût se fait divin
Volcan alors éteint
Tu déverses en caresses
Les prémices de l'ivresse
Je suis mise à l'index
Plaquée contre le mur
Là, tu me donnes ton sexe !
Ma langue se veut experte
Et t'emmène à ta perte.
Mon visage s'embrume
De ta présence liquide,
Bonheur que ce breuvage acide.


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Ce matin


Ce matin,
J'ai pris le chemin
Qui menait à ma paix.
Le cœur courbaturé
J'ai longé la rivière.

Ce matin,
J'avais cette fatigue
Qui m'inquiète, qui m'intrigue.
Le monde me lasse,
Le monde me glace.

Ce matin,
Je m'en souviens,
Je marchais tête baisée,
Ce n'était pas de la lâcheté
Non, c'est ce qu'on m' a enseignée.

Ce matin,
Comme chaque matin
Je ne me sentais pas belle,
De moi je n'étais pas fière,
Oui, c'est que l'on m'a enseignée.

Demain matin,
Je vais tricher,
Je vais jouer à être fière,
Et même semblant d'être belle,
Je ne suis pas sûre d'y arriver.

Après demain,
Je vais allumer la lumière,
Me regarder droit dans le cœur,
Ne plus jouer ce rôle d'acteur,
Cracher toute ma rancœur.

Après demain,
J'y retournerai au bord de ma Loire
Vous pouvez me croire,
J'irai dire à toute la terre
Que de moi je suis fière.


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Que tu me manques !


Que je te cherche
Dans le ciel
Dans le soleil
Dans mes matins.

Que tu me manques
Quand mon cœur "pluie"
Quand mes chagrins
Enveloppent ma vie.

Que je te cherche
Du bout de l'âme
Comme une enfant
Devenant femme.

Que tu me manques
Même dans mes nuits
Qui restent pâles
Dessin fatal.

Que je te cherche
Ma liqueur d'ambroisie
Ma saveur infinie
Mon oiseau de paradis.


Tu me manquais
Je t'ai cherché
Maintenant que je t'ai trouvé.

Comment ne pas te dire
Combien je te désire
Comme je te gourmandise
Comme je te friandise ?


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Une lettre


Oui, j'aurai aimé t'écrire une lettre
La plus belle que tu n'ais jamais reçu,
Mais, voilà, je ne sais pas où chercher les mots
Qui seraient des joyaux, où trouver la phrase qui toucherait ton cœur.
Oui, j'aurai voulu savoir, pouvoir peindre un tableau,
A tes yeux le plus beau,
Mais je ne suis pas peindre et ne sais comment faire.
Oui, j'aurai souhaiter pouvoir mélanger les saveurs,
Les odeurs, pour te régaler d'un festin royal
Mais je ne sais pas cuisiner comme je le voudrai.
Oui, j'aurai voulu voler pour te faire voyager
Mais je n'ai d'aile pour au loin t'emporter.
Alors pour toute preuve, je ne peux que te dire : je pense à toi sans cesse
Tu es ma vraie faiblesse, ma caresse mon ivresse.
Dernière tentative, ici je vais écrire le plus simplement possible, je t'aime encore et encore.


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Boire à ta bouche


Je viens boire à ta bouche
les fleurs d'oranger
les senteurs de Provence
Dans les champs de lavande.
Je viens mon cœur chargé
d'envie de ta présence
et comme mise en bouche
à l'ombre du pommier
mon corps pour une fête
Au solstice d'été.
Je viens, ho oui je viens
mon âme en émoi
Pour un seul être TOI.
Je viens boire cette bouche
et me donne en offrande
j'ose être gourmande
afin que tu demandes
de calmer mes ardeurs
Qui menacent ta pudeur.
Et me voilà fillette
habitant le grand nord
qui attend en silence
avec pour toute quête
que tu combles l'absence
de cette femme endormie
jusqu'au bout de son corps
Qui réapprend la vie.


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Le long chemin


La brise du soir en silence effleure
Les feuillages blancs des hauts peupliers,
Et mes souvenirs viennent par milliers,
Encore attendris par le jour et l'heure.

Sur le ciel si pur, délicatement,
Le coteau planté d'arbres se dessine ;
Tout n'est que clarté vaporeuse et fine,
Douce solitude et apaisement.

Et cette influence heureuse et calmante
Endort dans mon cœur tout chagrin d'amour,
Car tu me souris dans ce demi-jour,
J'ai même le parfum de ta bouche aimante.

Je songe à ton cœur suave et discret
Comme la lueur de cette soirée,
A demi rosée, à demi dorée ;
Et ton beau visage m'apparaît.

la lune se lève et l 'Angélus tinte.
Sa voix se disperse à travers les champs,
Et mes souvenirs se font plus touchants
D'une volupté mon amour se teinte.
Il fut le long le chemin me conduisant à toi,
Mais comme j'ai bien fait d'avoir gardé la foi.
Que mon corps s'anime de mille chants d'amour
Et s'en viennent vers toi comme douce complainte


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Toutes les choses


Toutes les choses que je ne saurai dire
Pourras-tu les comprendre ?
Sauras-tu les apprendre ?
Pourras-tu mettre une rime
A tous ces mots tendresse ?
Qui ne sont qu'un appel de détresse
Appel à des caresses.
Ne seras-tu pas sourd
A tous les mots d'amour
Mes appels au secours
Mes envies de toujours ?


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Sans détours


Il est là, il surgit
Et fait chanter ma vie !
J'approchais de l'hiver
Me voilà au printemps
Je me pensais désert
Mais ne suis que volcan.
Ses doigts vont s'entr'ouvrir pour me prendre la main
Dans un profond soupir il me dira " viens ! "
Et je me laisserai guider sur le chemin.
La route est infinie qui conduit à l'amour,
Que n'ai-je perdu de temps à faire ces détours !


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Ho oui !


Sens en éveil
Corps qui s'éveillent
Dire avec bravoure
Ho oui ! Faîtes moi l'amour

Monsieur
Je suis sans dessus dessous

Cœurs qui donnent
Corps qui s'adonnent
Dire sans détour
Ho oui ! Faîtes moi l'amour

Monsieur
Je suis sans dessus dessous

Désirs qui foisonnent
Mains qui moissonnent
Dire avec bravoure
Ho oui ! Faîtes moi l'amour

Monsieur
Je suis sans dessus dessous


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Flammelle


Rien ne se brise,
Rien ne se casse
Si le moment, instant vivace
Fut un heureux souffle de brise.
Se dire merci ?
Qu'elle importance
L'amour vous donne la délivrance.
C'est un échange c'est un partage
L'amour ce merveilleux voyage.
"Flammelle d'allégresse"
Aussi douce que la caresse.


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