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Femme !
Je te respire
Mille baisers
Ami aimant, Ami-amant
Amoureux
La grand-voile
Ta voix
Corps frissonnants
Déclaration désir
Les embruns
Je t'amoure
Te boire !

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FEMME !

Poèmes de GISLAINE

Gislaine est amoureuse, à n'en point douter ! Ce n'est pas une indiscrétion, c'est une évidence.
Peut-être n'est-elle amoureuse que de l'amour et "aimer aimer" est-il son seul credo.
Quoi qu'il en soit, sa poésie parle merveilleusement bien de l'amour !

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FEMMES !


Je suis une femme
Je vous l'avoue
Je suis une femme
De bout en bout.

J'ai comme l'envie incontrôlée
Monsieur de vous faire rêver
J'ai le désir démesuré
De faire de vous un vrai brasier.

De soies légères et de taffetas
J'en mettrai de haut en bas
Je vais voir le plaisir
Dans vos pupilles se mettre à luire

Je suis une femme
Je vous l'avoue
Je suis une femme
De bout en bout.

Et n'en déplaise à la morale
Je deviens comme cannibale
Je veux un festin royal
Enfin rien de plus banal.

Je suis femme
Je vous l'avoue
J'ai faim de vous
De bout en bout.


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Je te respire


Je te sens, te respire, du bout du cœur,
Je te sens, te respire, du fond de l'âme,
Je t'attends de tout mon être,
Je souhaite que dans mes mots cela transparaisse,
Qu'il est doux de sentir cette faiblesse m'envahir comme une caresse,
Je glisse sur ta peau comme des perles d'eau un collier de baisers autour de ton cou.


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Mille baisers


Laissez-moi vous aimer Sage Poète,
Laissez-vous aimez tendre homme,
Sans vous sentir contraint à faire de même
Baisers curieux
Baisers fiévreux
Baisers langoureux
Baisers lumineux
Baisers pimentés
Baisers parfumés
Baisers dégustés
Baisers donnés
Baisers flamboyants
Baisers étonnants
Baisers aimants
Baisers "amant"
Baisers soleil
Baisers merveilles
Baisers vermeils
Baisers "miel"
Baiser "caresse"
Baisers "tendresse"
Baisers "faiblesse"
Baisers tout simplement à garder


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Ami aimant, Ami-amant


Je ne sais pas ce qui se passe
Mon cœur d'ordinaire si las
Dans ma poitrine se met à battre
Un peu plus vite qu'à l'ordinaire
Il fait le fort, il fait le fier.
Il va falloir qu'il m'explique
Car il me met dans la panique.
Pourquoi de cette façon il s'agite ?
Tandis que moi, je cogite.

Voilà qu'il passe aux aveux
Ce prend pour un jeune impétueux !
Il m'annonce qu'il est amoureux !
A son âge ne n'est pas sérieux.
Je lui pose des questions
Qui peut lui faire perdre la raison ?
Il reste là à me cogner
Sans vouloir se décider,
Il s'est promis de ne pas avouer

Mais à moi il pourrait bien dire
Je ne vais pas le trahir.
"Dis-moi d'où vient-il ? Qui est-il ? Où vit-il ?
Dans le creux d'un nuage,
L'amour est-il dans ses bagages ?
Dans la douceur d'une île ?
-"Tu sais bien que je ne suis pas bavard
Et que de mots je suis avare"
Toi et moi on se connaît bien
Depuis qu'ensemble on fait le même chemin ! "

-"Je suis certain que tu as deviné,
Non ne fais pas de caprices
Je te donne un petit indice. "
Pour toi il est encore dans la pénombre,
Et par ces mots te fait rêver.
Et bien il va rester dans le mystère
Bien caché dans l'ombre
Pour ce mettre à l'abris
Car ce cœur là, il a souffert

Il a appris la sagesse.
Ne réclame pas ses caresses
Il connaît si bien ses faiblesses.
Je suis ton cœur je sais aimer
Je te serai bon conseiller
Et qui sait même ton messager ;
J'irai trouver ce grand sage
Et lui dirais que l'amour n'a pas d'âge,
N'a pas de lieu ni de raison.


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Amoureux


Nos âmes qui s'épanchent.
Se fondre, se confondre
Entre désir et perte
Vouloir sans détour
Avec vous faire l'amour.
Se donner à la fête
Comme on se donne à dieu !
Avoir l'assurance
D'oser un je te veux.
Avoir l'indécence
De faire parler ses yeux.
Deux mains qui se frôlent
Pour ne pas se froisser,
Un cœur qui se sent drôle
La peur de se blesser.
Mais le plaisir est là.
Nous sommes déjà avides
De nouvelles aventures,
De douces nourritures.
Voilà qu'en pleine semaine
Il est encore dimanche.
Comme des funambules
Ils marchent dans leur bulle
Et n'étant pas certains
D'un jour prochain
Ils se gourmandent
Ils se quémandent
Et restent affamés
Leurs corps émerveillés,
Devant cet amour né
Auquel ils ne pensaient.


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La grand-voile


Est-ce moi qui t'amuse
Ou suis-je vraiment ta muse ?
Mes promenades mélancoliques
Précèdent les tiennes nostalgiques.
Les arbres qui frémissent sous le vent,
Est-ce ta musique que j'entends ?
Sais-tu mes peurs et mes angoisses
Pour que tu saches que je pleure ?
Oui, nous cherchons le bonheur perdu
Il est là, mon amour le vois-tu ?
Et ces baisers au parfum d'ambroisie
Sens-tu que déjà j'en rougis ?
J'ai dans mon jardin des pensées
Dont tu ne connais pas la couleur.
Bien plus que ma robe, la brise soulève mon cœur !
Mon envie de toi, je te dévoile
Viens en moi mettre la grand-voile
Enivres moi de vin de Tavel
Avec toi, je me sens si belle...


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Ta voix


J'ai entendu ta voix
Je la respire encore
Imprégnée dans ma peau
Elle fait que je frissonne.

J'ai entendu ta voix
Et je suis en émoi
Je te désire plus fort
A toi, moi je me donne.

J'ai entendu ta voix
Envol de papillonS
Frôlement d'hirondelles
Boire ta divine eau.

J'ai entendu ta voix
Par mes lèvres l'étouffer
Dans un profond baiser
Au goût salé sucré.

j'ai entendu ta voix
Volcan en éruption
Je déploie grandes mes ailes
Pour m'en venir vers Toi.


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Corps frissonnants


Corps frissonnant
Ventre bouillonnant
Cœur palpitant
Pensées libertines
Voix câline
Souffle haletant
Regard échangé
Instant embrasé
Souffle prolongé
Instant caresse
Souffle qui oppresse
Moment faiblesse
Et puis cette alchimie
Appelant à l'ivresse
Deux êtres qui s'attirent
Et qui osent se dire...
Que c'est doux le plaisir !


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Déclaration désir


Nos âmes qui s'épanchent.
Se fondent, se confondent
Entre désir et perte
Vouloir sans détour
Avec toi faire l'amour
Se donner à la fête
Comme on se donne à dieu !
Avoir l'assurance
D'oser un je te veux.
Avoir l'indécence
De faire parler mes yeux.
Mes deux mains qui te frôlent
Pour ne pas te froisser
Mon cœur qui se sent drôle
La peur de se blesser.
Mais le plaisir est là
Je suis déjà avide
Ma douce nourriture.
Je sens comme une brûlure
Dans mon ventre qui réclame
Viens éteindre la flamme.
Voilà qu'en pleine semaine
Il est encore dimanche.
Comme des funambules
Nous marchons sur une bulle
On se gourmandent
On se quémande
Et restons affamés
Nos corps émerveillés,
Dans le ciel empourpré
Devant cet amour fait,
De délices parfumés


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Les embruns


Doucement, lentement
Le feu se fait brasier
Aux lèvres de l'amant.
Et cette femme amante
Quitte enfin sa tourmente,
Elle se fond en lui
Dans un profond baiser.
C'est l'heure suprême
Où, dans une douce nuit
Il vient lui dire je t'aime.
Ces yeux brillent d'éclats
Et dans l'ardeur de leurs ébats
S'évanouissent les interdits
Et le parfum du délice
Devient leur ami, leur complice.
Il se veut aussi doux
Qu'un coup d'ailes de brise
Elle se veut sucrée
Comme une friandise.
A lui elle s'enchaîne
Lui veut briser ses chaînes.
Elle veut boire son calice
Comme une boisson divine,
Lui respire les embruns
De sa terre inconnue.
Voilà qu'ils ne font qu'un
Ils se sont reconnus.


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Je t'amoure


Je t'amoure
Timidement,
Follement,
Merveilleusement,
Gracieusement,
Délicieusement,
Divinement,
Langoureusement,
Voluptueusement,
Passionnément
Je t'amoure
Pour ce que tu me dis
Pour ce que tu m'écris
Pour ce que j'ai lis
Pour nos "non-encore-dits"
Pour ce que tu me fais
Pour ce que ne m'a pas fait
Pour ce que tu me feras
Je t'amoure
Parce que je t'attendais
Parce que tu es venu
Parce que j'étais perdu
Parce que tu m'as trouvée
Parce que je t'espérais
Parce que j'ai bien fait
Je t'amoure
Tout simplement
je veux croire en nous
Je veux qu'il y ait un NOUS


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Te boire !


Je veux que tu devines
Cette envie qui m'habite
Qui me grise qui m'attise
Je veux que sur mes lèvres
Tu sentes encore la fièvre.
Je veux que ton regard
Caresse tout mon corps
Je veux que tu m'animes
D'une extase divine
Je veux te dire encore
Quand tu me feras l'art
De m'aimer mon amour.
Peu m'importe le lieu
Sur un vieux lit d'hôtel,
Les ailes d'une hirondelle,
Peu m'importe le lieu.
Je souhaite te donner
Des frissons indécents
Des baisers frémissants
Je souhaite te donner
L'extase languissante
Sous mes mains caressantes
Je souhaite que tu t'égares
Dans les courbes de mon corps.
Que tu viennes chercher en moi
Comme un trésor.
Je souhaite te boire
Comme le vin de messe.
Tu ne peux que me croire
J'irai jusqu'à l'ivresse.

Alors j'attends le jour
Où nous ferons un art
De ce moment d'amour.


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